4 mars 2025

que faut-il penser du blitz?




Il me semble que les avis des joueurs d'échecs sont très partagés concernant les parties de type blitz.

Beaucoup de joueurs considèrent que le blitz est un jeu assez éloigné des échecs du fait qu'il ne laisse pas aux joueurs la possibilité de mener des analyses du jeu qui soient réellement des analyses.

Cet argument ne manque pas de bon sens.

Le blitz est-il dépourvu d'intérêt? Je ne pense pas.

Il est différent ou mieux complémentaire car il permet de jouer depuis son téléphone portable alors qu'on dispose de peu de temps et quel que soit le lieu où on se trouve (ou presque). C'est fort pratique.

Ce type de jeu permet de travailler ses  ouvertures, d'opter pour un jeu plus agressif et d'améliorer sa vitesse d'analyse. 

une évolution majeure du jeu d'échecs




C'est à la Renaissance que les échecs adoptent définitivement les règles actuelles. Les connaissances acquises sont "rationalisées" et des pratiques héritées du combat médiéval, comme l' "assise lombarde", abandonnées. Ainsi sont dégagés les principes généraux de la manière de jouer correctement.

La reine est désormais la pièce la plus puissante de l'échiquier. Ses pouvoirs accrus rendent les parties rapidement "sanglantes". Considérée comme l'arme absolue, la reine effectuait alors de redoutables ravages dans le camp ennemi. Le fou, qui se déplaçait de deux cases en diagonale, traverse maintenant l'échiquier. Le pion augmente légèrement sa force en début de partie en pouvant avancer de deux pas à son premier coup. La promotion du pion arrivé à la huitième rangée est introduite. Il peut se transformer en n'importe quelle pièce déjà prise. Ce n'est qu'au milieu du XIX siècle que l'on pourra éventuellement posséder plusieurs dames. Enfin, après l'assassinat de Henri IV en 1610, est créé le "roque", manipulation qui consiste à abriter le roi dans un coin de l'échiquier.

source: la BNF

3 mars 2025

les échecs dans une ville pas ordinaire




réédition

La ville de New York est un univers en soi : tout et rien. La ville la plus flashy et la plus brillante de la planète, un symbole emblématique de l’Amérique, mais dépourvue des reliques historiques de ses pairs mondiaux. Dans ce melting-pot de gratte-ciel, de cultures et d’ambitions brûlantes et épuisées, les échecs prospèrent sous leurs formes les plus électriques, des librairies aux cafés en passant par les arnaqueurs dans les parcs. 

Cliquer ici pour consulter l'article de la FIDE conseillé aux lecteurs

jouer à la pendule s'imposait




réédition

À l’origine, les parties d’échecs se déroulaient toutes sans aucune limite de temps. 

Certains joueurs prenaient un temps de réflexion considérable, soit parce que cela était conforme à leur tempérament, soit parce que face à une situation compromise, ils ne se résignaient ni à jouer, ni à abandonner. 

On raconte que Paul Morphy opposé à Louis Paulsen en 1858 fondit en larmes, exaspéré par le temps que prenait son adversaire.

Les échecs furent le premier jeu dans lequel le recours systématique à la pendule s'est imposé à tous les niveaux de la compétition. Une première tentative consista à utiliser des sabliers, mais le décompte de temps se faisait pour chaque coup séparément, ce qui n’est pas pertinent eu égard au rythme de la partie.

La pendule apparut en 1862, lors du deuxième tournoi international de Londres, formule qui fut confirmée lors du match Adolf Anderssen contre Wilhelm Steinitz en 1866, puis lors du tournoi de Paris en 1876.

2 mars 2025

en quoi consiste une bonne analyse du jeu?




Opérer une bonne analyse du jeu, avant de jouer un coup, consiste:

1 à demeurer concentré de manière permanente afin de limiter les risques d'erreurs,

2 à toujours prendre en compte le dernier coup qui a été joué par l'adversaire et systématiquement à se poser la question suivante: "mon adversaire a joué tel coup pourquoi?",

3 à poursuivre l'analyse même lorsque le coup adverse qui vient d'être joué est le coup attendu (on se rend mieux compte de la configuration du jeu quand la pièce du camp adverse est positionnée là où on pensait qu'elle allait se rendre),

4 à se livrer à l'analyse de plusieurs coups candidats en phase avec la stratégie préalablement définie (voir l'article le coup candidat),

5 à adapter la stratégie en place ou bien à en changer si cela est nécessaire,

6 à gérer le temps restant disponible en fonction notamment de la complexité de la configuration du jeu,

7 à ne pas jouer un coup insuffisamment étudié après avoir longuement réfléchi sur d'autres coups possibles (voir l'article sur le syndrome de Kotov)

La présente énumération porte sur des points importants en matière d'analyse mais ne constitue pas, à mes yeux, une approche exhaustive pour autant.

la nouveauté théorique




La nouveauté théorique est un coup d'ouverture qui est joué pour la première fois en compétition officielle, intéressant et inédit à haut niveau, menant à de nouveaux chemins. 

La nouveauté théorique conduit a des « batailles théoriques » dont l'objectif est d'en vérifier la justesse.

il importe parfois de garder ses forces!





réédition

En fin de partie, il reste relativement peu de pièces sur l'échiquier en raison des prises intervenues précédemment.

Les pièces qui demeurent présentes sur l'échiquier n'en ont que plus de valeur.

Si vous disposez de moins de matériel que votre adversaire, il faut absolument éviter les échanges de pièces afin de ne pas appauvrir davantage votre jeu.

Bien entendu, ces conseils n'ont aucune valeur si vous avez repéré une possibilité de pat difficile à voir venir.

1 mars 2025

le chaturanga




Ancêtre lointain des échecs, le chaturanga est un jeu de guerre indien qui pourrait avoir été inventé au 5e ou au 6e siècles. 

Le terme apparaît dans de nombreux textes anciens : le Livre des Hymnes, le Rig Veda ou encore dans le Mahabharata et le Ramayana. Formé des deux racines sanskrites – chatur, « quatre », et anga, « membre » – il signifie littéralement « ayant quatre membres » ou « quadripartite ». 

Cet adjectif qualifie les armées typiques de l'Inde ancienne, composées de « quatre corps » ou divisions distinctes, que l'on retrouve dans le jeu : chars de combat, cavalerie, corps des éléphants, infanterie, sous les ordres d'un Rajah.

source la BNF

adouber une pièce


réédition

Adouber une pièce consiste à repositionner convenablement une pièce de son camp sur sa case.

On adoube une pièce de son camp quand on a le trait et on annonce avant de la prendre en main "j'adoube".

On ne peut pas adouber les pièces du camp adverse.

Si une pièce du camp adverse est mal placée, il y a lieu de demander à l'adversaire de bien vouloir la repositionner convenablement sur sa case.

les échecs cylindriques




Les échecs cylindriques sont une variante du jeu d'échecs et une condition féerique du problème d'échecs, dans lesquelles certains bords de l'échiquier communiquent.

Cette variante des échecs apparait dès 947 dans les écrits de l'historien Al Masû'dî comme l'une des six variantes possible du jeu.

On distingue les échiquiers cylindriques verticaux (les colonnes a et h communiquent), horizontaux (les rangées 1 et 8 communiquent) et toriques (la combinaison des deux précédents, l'échiquier n'a alors plus de bord).